SciENSEI | Sensei
18034
page-template,page-template-full_width,page-template-full_width-php,page,page-id-18034,ajax_updown_fade,page_not_loaded,,qode-title-hidden,qode-content-sidebar-responsive,qode-theme-ver-10.1.2,wpb-js-composer js-comp-ver-5.1,vc_responsive

La science dans Sensei – Sensei dans la science

Pourquoi une démarche scientifique ? 

De plus en plus d’organisations et d’institutions commencent, c’est heureux, à toucher du doigt, et à clamer la nécessité de replacer l’expérience au cœur de l’apprentissage.

 

Il apparaît toutefois un certain vide explicatif sur ce que ce recentrage signifie clairement. Si beaucoup disent vouloir conférer à la multi-sensorialité, la motricité et l’émotion une place prépondérante dans les dispositifs pédagogiques, rares sont ceux qui en précisent les tenants et les aboutissants sur les plans conceptuel et méthodologique. En effet :

 

  • S’agit-il d’augmenter la part de l’émotion ou de la sensori-motricité au sein des dispositifs classiques ?
  • Une expérience dédiée à l’apprentissage revient-elle ou suffit-elle à placer les apprenants dans un environnement particulier, enrichi ?
  • Comment accompagner pédagogiquement les individus dans ces expériences ?
  • Comment permettre aux individus de transférer leurs apprentissages vers leurs contextes cibles ?
  • Comment la temporalité agit-elle ?

Il nous paraît donc important de définir les contours méthodologiques d’une « expérience dédiée à l’apprentissage », d’en préciser les principaux « ingrédients » et de comprendre comment les agencer, à la fois dans l’espace et dans le temps, pour répondre aux objectifs clé de l’enseignement/ la formation, à savoir :

 

  • acquérir durablement de nouvelles connaissances
  • faire émerger et installer durablement de nouveaux comportements.

 

On constate également, c’est moins heureux,  que beaucoup d’approches se réclament aujourd’hui des neurosciences ou de la psychologie, sans pour autant que leurs promoteurs  se soucient réellement de leur validité scientifique.

 

Nous nous sommes donc engagés, passionnément, et en collaboration étroite avec des laboratoires de recherche universitaires très pointus, dans une vraie démarche scientifique, avec un double objectif :

 

  • Éprouver et optimiser constamment notre méthodologie, à l’aune des théories les plus robustes et les plus récentes en matière d’apprentissage dans des disciplines telles que la psychologie cognitive, sociale et clinique, les sciences de l’éducation, les neurosciences….
  • Au-delà, contribuer, modestement, à enrichir ces modèles théoriques, en participant activement à l’évolution des connaissances, concepts et pratiques en matière de pédagogie

Esprit et premières conclusions de nos travaux 

Nos travaux s’inscrivent dans une perspective incarnée et située de la cognition, qui postule que cette dernière ne peut être envisagée indépendamment de l’interaction entre le corps, dans lequel elle est ancrée, et l’environnement dans lequel ce corps évolue. Quelles qu’elles soient, les connaissances ou les représentations se forgent et demeurent à la fois perceptives, motrices et émotionnelles.

 

Nous testons objectivement l’efficacité et la pertinence de nos dispositifs pédagogiques et des éléments dont ils sont constitués.  Il s’agit de « décortiquer » les méthodologies que nous employons, d’en identifier les variables les plus pertinentes, et de comprendre par l’expérience (au sens scientifique du terme) dans quelle mesure elles impactent le processus d’apprentissage.

 

Les premières conclusions de ces travaux permettent d’argumenter en faveur des convictions de Sensei, en démontrant notamment qu’il ne suffit pas de mettre en mouvement les individus pour leur permettre de mieux apprendre et de transférer efficacement les apprentissages vers leur quotidien. Il faut en effet être en mesure de leur proposer une expérience sensori-motrice et émotionnelle congruente avec les concepts visés par l’atelier et de l’intégrer au sein d’une architecture plus large, finement ciselée.

 

Pour cela, il est donc nécessaire de penser l’atelier au-delà de la partie purement expérientielle, en adaptant soigneusement son contenu en fonction des objectifs, et en considérant que la méthodologie déployée en amont et en aval de l’expérience joue un rôle fondamental dans le processus global d’apprentissage, toutes choses qui relèvent d’un savoir-faire particulier.

 

En d’autres termes, plus caricaturaux : il ne suffit pas de faire sauter les individus en parachute pour leur permettre de mieux gérer le stress de la vie quotidienne.

Partenaires et protocoles de recherche

Si SENSEI progresse sur le plan scientifique, c’est grâce au concours de chercheurs de qualité.

En particulier, Lionel Brunel nous accompagne depuis notre création, dans le cadre d’un partenariat étroit et productif, sur les thématiques de la psychologie cognitive et expérimentale et de la cognition incarnée et située.

Lionel est docteur en psychologie cognitive, Maître de conférences (titulaire HDR) et directeur de l’équipe DynaCSE du laboratoire Epsylon (EA 4556 – Université Paul Valéry 3 – Montpellier)

initial image

Laboratoire Espylon (Université Paul Valéry 3)

initial image
initial image
  • Une thèse en psychologie (en cours) menée par Jean-Christophe Hurault et conduite sous la direction de Lionel Brunel (MCF en psychologie – HDR), destinée à investiguer le rôle de la sensori-motricité lors du transfert de connaissances et à comparer l’efficacité de la réalité virtuelle avec celle de l’apprentissage réel. Cette thèse s’inscrit dans la continuité d’un stage de Master 2 que nous avons financé et piloté en 2017. Nos ateliers qui utilisent la réalité virtuelle se fondent en partie sur ces travaux.

 

  • Un stage de Master 2 en psychologie réalisé en 2019 par Michaël Lagrasta, sous la direction de Raphaël Trouillet (MCF en psychologie – HDR) et Adrien Tedesco (MCF associé en psychologie), destiné à comparer l’efficacité d’un atelier de boxe Sensei axé sur la gestion de la charge mentale avec celle d’un dispositif de formation classique sur le même thème.

 

  • Deux stages de Master en psychologie, conduits en 2015 et 2016 par José Samaniego, sous la direction de Lionel Brunel (MCF en psychologie – HDR) et Adrien Tedesco, ont permis de valider la pertinence de notre méthodologie de débriefing, en démontrant son rôle fondamental dans le transfert des apprentissages.

NB : ces travaux de 2015 et 2016 ont été initiés et pilotés par Olivier Chambert-Loir, fondateur de Sensei, alors qu’il était encore directeur associé du Groupe SBT.

 

Ils ont donné lieu à une communication scientifique au congrès de la Société Française de Psychologie : Samaniego, J., Brunel, L., Tedesco, A., Leveau, N. & Chambert-Loir, O. (2016). Le débriefing : un outil permettant d’optimiser le transfert d’apprentissage. 57ème Congrès annuel de la Société Française de Psychologie, Septembre, Nanterre, France.

Laboratoire d’Étude des mécanismes cognitifs (Université Lumière Lyon 2)

initial image
initial image
  • Un stage de Master 2 en Sciences Cognitives réalisé en 2018 par Yann Novelli, sous la co-direction d’Emanuelle Reynaud (MCF en informatique), Jordan Navarro (MCF en psychologie – HDR) et Adrien Tedesco, destiné à développer un atelier de réalité virtuelle pour l’apprentissage de la gestion des ressources attentionnelles en situation de multi-tâches.

Centre de Recherches sur la Cognition et l’Apprentissage

(CERCA/ CNRS UMR 7295 – Université de Poitiers)

initial image
initial image
initial image
  • Un stage de Master 1 en Ergonomie  et Psychologie du Travail réalisé en 2019 par Adahé Saban, sous la direction d’Adrien Tedesco en collaboration avec Armand Chatard (Professeur en Psychologie Sociale), destiné à élaborer un dispositif d’évaluation implicite pour la mesure des compétences de régulation émotionnelle.

Centre de Recherches sur le Sport et le Mouvement

(CERSM – Université de Paris Nanterre La Défense)

initial image
initial image
  • Deux stages de Master en Psychologie et Neurosciences du Mouvement réalisés en 2018 et 2019par Florent Le Gaonach, sous la co-direction de Alexandre Coutté (MCF en psychologie) et Thibault Brouillet (MCF en psychologie), destinés à investiguer les liens entre la fluence sensorimotrice et les mécanismes de désengagement attentionnel, via la pratique d’une activité pugilistique.